04 décembre 2008
Cinéma
Vous saviez déjà que Elsa était Devin, Chevalier de la Légion d'Honneur, descendante de Vendéens républicains et de St Bernard, que Le Creusot lui appartenait (ahum, là ça commence à chauffer).
Ca fait beaucoup de nouvelles d'un coup, on va peut-être s'arrêter là, mais ce que vous ne saviez pas, c'est qu'Elsa est aussi cinéaste!
Oui, et au vu des films qu'elle va vous dévoiler en avant-première (oui vous êtes des privilégiés!!), la Pal*me d'Or n'est pas loin!
Le Texas Forest Trail Le drapeau sur les bords du lac Livingston à 2 pas de Polunsky. Le café dans l'avion (vol NWA Houston-Minnéapolis le 26/04/2008)30 août 2008
Dernièrement, j'ai vu...
Le premier jour du reste de ta vie: avec Jacques Gamblin, Zabou Breitman.
Un conte familial qui retrace 5 jours importants dans la vie de membres d'une famille et dresse un joli tableau. Les acteurs sont très convaincant et j'ai trouvé la présentation des relations grand-parents-petits enfants comme plus facile que celles parents-enfants assez judicieuse.
Chacun peut se dire que sa vie se rapproche de celle de cette famille car les séquences choisies sont universelles: départ de chez papa maman, mariage. Mais elles restent tout de même particulière à cette famille.
On passe donc un bon moment et le spectateur n'est pas largué dans un monde qu'il ne comprend pas.
Avis: Pas mal!
L'empreinte de l'ange: avec Sandrine Bonnaire et Catherine Frot.
C'est une tragédie bien présentée sans faire dans le mélo larmoyant ou le trop lourd. Le castings attirant, Mesdames Bonnaire et Frot étant toutes deux des actrices de renom. C'est aussi l'histoire de deux mamans, l'une mère divorcée d'un petit garçon et dont la fille est morte juste après la naissance dans l'incendie de la maternité qui rencontre après une fête d'anniversaire l'autre, mère de deux enfants et heureuse en mariage. La première, Elsa, se persuade qu'elle est la vraie mère de la fille de la seconde. Elle s'immisce dans la vie de la seconde, gentiment d'abord, puis la tension monte entre les deux femmes. Elsa s'entête à croire que la petite fille malgré l'incompréhension de ses parents de son ex qui lui disent et redisent d'accepter la mort de sa fille Lucie à croire que la petite fille est la sienne.
Ce film est très réussi, jamais il ne tombe dans le pathos et reste délicat, ne juge jamais
et pose des questions réelles: Peut-on vraiment accepter la mort de son enfant? Qui est la mère d'un enfant? Pourquoi les autres sont-ils si heureux et chanceux quand je ne le suis pas?
Avis: Allez le voir, c'est un bon film (et pas seulement un bon moment!)
Be Happy: de Mike Leigh.
Bon sincèrement j'ai été déçue. :-(. Je m'attendais à un petit moment de poésie qui permette de s'évader de l'esprit de compétition du type le plus acariâtre de la planète a gagné! et de voir la joie de vivre quelque fois estampillée bêtise et niaiserie non raillée. C'est vrai que rigoler n'est pas le meilleur moyen de remporter le concourt sus-nommé. ;-)
C'est vrai que Poppy est enthousiaste, qu'elle est légère et essaie de voir tout du bon côté, mais le film n'est pas aussi léger qu'attendu et il y a quelques temps longs.
Avis: mouais
La fille de Monaco: avec Roschdy Zem et Fabrice Lucchini
J'ai bien aimé et la fin a sauvé tout le film. Lucchini fait du Lucchini. Il est sans surprise, un avocat cérébral peu porté sur la chose et maniant finement l'art de parler qui perd ses moyens face à une blonde. Roschdy Zem, quant à lui, est bien plus intéressant en garde du corps mystérieux qui semble en savoir long et essaie de protéger le quand bien même naïf avocat.
Dans ce contexte, la fille de Monaco passe pour une sorcière destructrice et un certain suspense se tisse autour d'elle. Que cherche-t-elle vraiment? Joue-t-elle un rôle dans le procès auquel participe en tant d'avocat de la défense Lucchini? Et à la fin, il y a un retournement de la situation assez inattendu!
Avis: un vrai bon moment!
Leur morale...et la nôtre: avec André Dussolier et Victoria Abril, la Grande Victoria Abril.
Une très bonne comédie. Un couple de radins, racistes et de personnes qui voient le mal partout, surtout à cause des voisins, ces potentiels étrangers tous profiteurs au moins. Et il y a les voisins qui profitent jusqu'au trognon des mauvaises pratiques de ce couple ridicule (et voir l'élégant Dussolier avec des chaussettes dans les tongs, ça vaut le détour quand même) mais sont les premiers à leur jeter la pierre à la fin. Très réaliste. C'est tellement bon de médire... ^-^. De plus le dénouement est à la hauteur du film et avec des tons historiques en plus. Tout le monde connaît le sujet du premier film des frères Lumière, non?!
Avis: une bonne comédie!

Un conte de Noël: avec Catherine Deneuve, Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos
Alors là, je me demande par où commencer. J'avais lu des critiques dithyrambiques sur ce film, que dis-je!, cette oeuvre cinématographique! Je me disais qu'il fallait que je le voie! De plus, j'aime bien Deneuve... et je me suis retrouvée devant une histoire appartenant au groupe de celles que seuls les concepteurs comprennent.
les personnages sont torturés, le spectateur assiste au spectacle sans qu'on lui ait les clefs pour tout comprendre. Il assiste, impuissant et exclu à cette souffrance familiale. La torture de ces cérébraux est affligeante. C'est un film intello, sans charme, sans histoire, sans questionnement autre le "qu'est-ce que je fais là?". Ce film suinte la prétention et la suffisance de ses cinéastes, et le snobisme des critiques.
Avis: taïaut!
08 août 2007
3 films
Aujourd'hui j'ai décidé de parler de trois films que j'ai récemment vus, ou revus. Le premier est une sortie de la semaine voire du jour (on est mercredi), le second a fait parler de lui durant la dernière Berlinale et le troisième est sorti en 1999 mais a rejoint il y a peu le cercle fermé de ma DVD-thèque.
J'ai nommé La fille coupée en deux de Chabrol, 2 days in Paris de Delpy et La Bûche de Danièle Thompson.
Commençons par le début avec La fille coupée en deux. J'avais déjà vu quelques oeuvres de Chabrol et certaines m'avaient bien plu. Le macchiavélisme, les faux semblants y sont souvent au rendez-vous et ce film-ci n'a pas dérogé à la règle. Si Merci pour le chocolat m'avait enchantée et La Fleur du Mal ennuyée, la
fille coupée en deux a gagné, malgré les critiques amères de Libé, mes faveurs. Certes comme dit le journal, certains passages sont légèrement surfait et Benoît Magimel en fait (surtout au début du film) un peu trop (mais ensuite il devient bon, un peu de patience) mais la trame du film est bien tournée, ni trop longue ni trop bâclée. On glisse dans l'histoire et on la comprend au fur et à mesure. Certes il n'y a pas de grandes surprises et très vite on sent le regard critique porté sur le milieu de la Bourgeoisie. Car pour faire court, la fille coupée en deux est l'histoire d'une jeune fille issue de la classe moyenne supérieure, jolie et pleine d'esprit mais un tantinet naïve et peu aguerrie aux moeurs dénuées de scrupules de prédateurs venus de la Grande Bourgeoisie provinciale, qui vont l'utiliser au nom de l'Amour pour leur plaisir pervers et et au nom de la haine pour leur obscure revenche. Si les frissons de Merci pour le chocolat nous font défaut, l'histoire est plaisante même si, vite , on se doute de qui sera le dindon de la farce. Mais chuuuuut, j'en ai déjà trop dit!
Remontons dans le temps pour retrouver un film dont la bande-annonce m'avait bien alléchée mais qui m'a quelque peu déçue. J'ai trouvé le ton un tantinet exagéré alors qu'au vu du thème, les différences culturelles de la famille des inimaginables-avant-de-mettre-le-doigt-dessus, j'étais promise à un bon moment.
2 days in Paris racontent les 2 jours à Paris d'un couple franco-américain qui vont aller de malentendu à malentendu pour finir en crise.
Friande de quiproquos et passionnée par la question: "Jusqu'à quel point nous sommes façonnés par notre culture?", je m'étais dit en lisant le résumé que c'était un film pour moi et en plus présentant l'un de mes dadas d'une façon comique, alors pourquoi hésiter? Hein?! ;-) Dès son arrivée à Paris, notre Américain donne dans le "Survival of the fitest" en éliminant à coup d'indications de directions totalement fantaisistes un groupe de ses compatriotes à la recherche du chemin de da Vinci de la ligne de taxi. Ensuite s'ensuit un cocktail de clichés, le lapin à manger (ça je l'ai vécu et c'était pas triste), les Français qui ne parlent que de c**, les Parisiens qui se sont tous tapé la Française, les parents préfèrant se battre que de s'occuper de leur invité ou faisant des efforts là où notre Américain ne voit que des dûs...
Certaines différences sont perspicaces ( le lapin, le thermomètre) cependant il reste dur de comprendre la surprise de la Française devant la crise du couple alors qu'elle s'est plus ou moins fait draguer par ses ex devant son chéri actuel. Je suis bien déçue.
De plus, faut pas le dire, mais j'ai aperçu le calvaire des gens qui m'accompagnent quelque part moi qui photographie beaucoup de choses. ;-) Bref, j'ai trouvé le film pas mal mais peu convaincant.
Et pour finir notre petite trilogie, je vais vous parler de la Bûche de Danièle Thompson. Ce film raconte Noël. Pas le Noël enchanté des publicités pour le chocolat ou pour Disn** le vrai, celui du stress. Stress de "pas de temps pour les cadeaux", stress du "c'est plus joli chez le voisin", stress du "Il faut faire comme si on tait
une famille modèle alors qu'on se quitte", stress du "J'aime pas Noël, mais je fais comme si",... Noël ou a pire période de l'année en quelque sorte, celle où on joue la comédie du bonheur et on se dit les quatre vérités entre 4 yeux.
Et il y a le casting! Que des acteurs époustouflants! Le trio fraternel Sabine Azéma-Emmanuelle Béart-Charlotte Gainsbourg, le demi-frère d'à côté que seule Emmanuelle Béart-Sonia connaît (ce qui explique ses relations plus distendues avec leur père Claude Rich), la mère fraichement veuve, l'amant de Sabine Azéma qui lui clame que:"Quand mes filles seront grandes, je quitterai ma femme pour toi" mais sans dire que, primo, elles sont grandes et ,deuzio, il a 2 petit garçons et un bébé en route. Les relations humaines sont très bien croquées et le rythme parfait. La Bûche on la verra peu, seulement pour voir un secret de famille éclater au dessus d'elle le 23 décembre. Joli symbole.
Bon toutes les familles ne sont pas comme ça, mais n'empêche, c'est ça Noël.
30 juin 2007
Persépolis, le film!
Hier soir après avoir fini ma semaine, je me suis précipité au Pathé d'en bas de chez moi pour voir Persepolis, le film! J'avais dévoré la BD pour la deuxième fois cette semaine et ne voulais sous aucun pretexte râter la sortie du film. De plus je me suis dit que finir la semaine de travail en allant au ciné ça peut être pas mal. Evidemment vous vous doutez bien que je n'étais pas la seule à suivre ce raisonnement. :-)
Alors que dire de ce film? Il est évidemment très bon. mais comme chaque film, fruit d'une adaptation livresque, on reste un peu sur notre faim car le livre est mieux, plus complet et puis on s'attend à voir retranscrits tous les épisodes du livre ce qui est purement impossible. Ainsi quelques épisodes ont été sautés, comme le voyage en Turquie des parents de Marjane Satrapi ou le premier Noël autrichien passé au Tyrol, qui, s'il avait été présenté dans le film, aurait laissé penser que Marjane n'était pas si seule en Autriche. Or son sentiment de solitude et d'isolement devait être rendu. Bye bye Tyrol. Il y en eut d'autres mais on ne va pas les énumérer.
Mon seul véritable regret est que le choc culturel n'a pas été à mon sens aussi bien présenté dans le film qu'il ne l'est dans le livre.
Ce sont néanmoins des détails, plus liés au fait qu'un livre est foncièrement plus profond et intéressant que son adaptation cinématographique ou une sélection est toujours effectuée que liés à la qualité du film lui-même.
J'ai adoré ce film. Sérieux tout en étant léger. On est mis directement dans le bain par un mini-film de la Fidh sur les droits d'expression. L'ambiance, le rythme et les voix des acteurs (Chiara Mastroiani pour Marjane Satrapi, Catherine Deneuve pour sa mère et Danielle Darrieux pour sa grand-mère) extrêmement bien choisies font que l'histoire nous enveloppe et que les émotions sont fort bien rendues. J'ai d'ailleurs pleuré plusieurs fois ce qui est très rare au cinéma.
En conclusion je vous invite à le voir mais aussi à lire les BD qui sont meilleures!
26 avril 2007
3 petits films et puis s'en vont
Vous craignez de vous ennuyer ce week end, vous détestez le soleil (ne rigolez pas ça peut arriver) et cherchez la pénombre et le frais d'une salle climatisée et d'un fauteuil confortable? Eh bien je vous suggère d'aller au cinéma en faisant un petit résumé de mes dernières toiles.
Pour commencer que celui qui ne connaît pas La vie est un long fleuve tranquille et le tube de l'été 1987 "Jésus reviens!" lève la main! Mon premier film est une plongée dans l'univers mystico-délirant des New Born Christians américains: j'ai nommé Jesus Camp.
Sauf que là quand des gamins en transes hurlent "Jesus will come back to save us!" ils y croient vraiment et on est loin du sympathique curé un peu coincé, ami de la famille Le Quesnoy. Ca fait froid dans le dos et la salle ne fut pas avare de ricanements.
L'histoire se concentre autour de 3 ou 4 gamins participant à un camp biblique où on leur apprend, qu'ils sont une génération précieuse et historique et qu'ils vont apprendre à devenir des guerriers. Oubliez Taizé, vous voilà plongés dans un camp d'entrainement idéologique. Voir des gamins de 8-9 ans en transes et appelant à la guerre sainte fait froid dans le dos. Toutefois leur pasteur, un sourire d'admiration aux lèvres, nous avaient prévenus, si certains étaient capables de se suicider au nom de l'islam, elle saurait bien amener ses guerriers au même résultat au nom de la chrétienté. On apprend vite aussi que la vie, les Hommes n'ont que peu d'importance à leurs yeux. Pourquoi s'embêter avec ses préoccupations de "liberals" (ce qui dans leur bouche doit être aussi laudatif que "gauchiste" chez nous) que sont: le réchauffement climatique, le confort et l'entraide sociale puisque de toute façon seule la vie éternelle importe? Hein? vous pouvez me le dire?
On se raccroche à l'idée que c'est une farce, que cette ode au créationnisme à la recherche d'un but délirant n'a pour seul intérêt que de combler des existences vides, hélas, il n'en est rien. L'influence de ces groupes sur la Cour Suprême est soulignée.
En sortant de la salle je me réjouissais de connaître la laïcité et le rationnalisme.
Autre film, autre folie, celle délirante de se croire aimé(e) contre toute logique: Anna M. Anna est une jeune femme trentenaire, relieuse à la BNF. Un jour et sans raison apparente elle se jette sous une voiture et
se retrouve à l'hôpital où elle rencontre l'objet de son amour, le Dr Zanevsky.¨Parce qu'il veut la revoir, elle s'auto-persuade qu'il est amoureux d'elle et le poursuit, le harcèle, clame à tout va qu'elle est sa femme et va jusqu'à l'espionner via son voisin du dessus dont elle garde les enfants. les stades de la folie sont bien expliqués: l'illumination, l'espoir, la déception et la haine.
On suit l'histoire d'un point de vue neutre en rentrant dans la logique de Anna sans y arriver vraiment, comme quoi la folie est incompréhensible car la chute est surprenante.
Isabelle Carré est magnifique, son visage se transforme et on part loin de l'impression de douceur qu'elle dégage habituellement.
Des scènes sont crues et peuvent choquer. Ne pas y aller en soirée d'élections ni après une rude journée de travail.
Et maintenant vous avez besoin de vous relaxer, de voir un film léger mais vous connaissez vos films culte par coeur... alors foncez au vidéo-club du coin et regardez donc si le film dont je vais parler n'y est pas. avec un peu de chance vous tomberez sur On va s'aimer.
Comédie sentimentale rigolote avec un petit chassé-croisé amoureux avec des acteurs légers et sympathique. Le décor design de leurs intérieurs et le rythme enjoué de leurs ébats sont enchanteurs. C'est fou ce que les intérieurs dans les films sont chouettes, modernes, à la mode avec tout les objets "dernier cri".
On va s'aimer ponctue les déboires sentimentaux de 4 compères de chansons d'amour très années 80 comme "On va s'aimer". sans être une comédie musicale à proprement parler mais ces mélodies apportent une légèreté qui sera bienvenue.
Les personnages se séparent, se poursuivent, cherchent d'autres chéris mais vous ne serez pas surpris si je vous dis qu'il ne faut pas s'inquiéter et que tout finira bien.
Alors quel sera votre verdict?
10 mars 2007
Contre-enquête
Vous aimez les thrillers où la chute surprend tout le monde, où ce n'est qu'à la dernière minute qu'on découvre qui mène vraiment la danse? Alors vous aimerez Contre-Enquête!
J'avais vu la bande annonce et j'avais été conquise, marquant sur l'Officiel la croix rouge des films à ne louper sous aucun prétexte. Et je n'ai pas été déçue, au contraire!
Commençons par les acteurs ou du moins l'acteur: Jean Dujardin. Je l'aime bien lui. Il a l'air de ne pas se cantiner à un seul registre de jeu et de pouvoir vraiment faire son boulot d'acteur c'est-à-dire jouer dans plusieurs sortes de film, des grosses m***** bien lourdes et drôles comme de bons films tragiques. Et c'est vrai. Nous pouvons donc le flanquer d'une réputation de "bon acteur" sans crainte d'être détrompé(e).
L'histoire de Contre-Enquête est celle du meurtre d'une petite fille, Emilie Malinowski, fille d'un capitaine de la brigade criminelle. Après une enquête au pied levé et rondement menée un suspect, Daniel Eckmann, est arrêté, interrogé et finit par passer aux aveux. Jugé, Eckmann est reconnu coupable du meurtre de la petite Emilie et condamné à 30 ans de prison.
Très vite il commence à écrire à Malinowski lui disant qu'il est innocent. D'abord révolté, Malinowski se contente de ranger ses lettres sans y répondre. Mais elles commencent à avoir leur effet quand un certain Salinas tueur d'enfant en série dont la cousine habitait à 2km du lieu du crime et dont les meurtres sont similaires à celui d'Emilie est arrêté vers Bordeaux au termes d'une longue série de meurtres. Après étude du dossier Salinas, Malinowski en est sûr: dans le cas de sa fille il y a bien eu erreur judiciaire et Salinas est le coupable. Celui-ci nie et le spectateur est alors pris dans l'histoire, suivant passionnément Malinowski et son nouveau soutien à Eckmann qu'il aide à avoir un nouveau procès, gagné, sans pour autant obtenir les aveux de Salinas.
Mais on flaire également la manipulation de Malinowski par Eckmann. Surtout au moment de la levée d'écrou où le narrateur apprend au spectateur que Eckmann est le vrai coupable et qu'il n'a fait que se servir des autres, de Malinowski, de ses correspondantes dont l'une va jusqu'à témoigner pour lui au nom de l'"amour" qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, pour pouvoir sortir de prison.
Une fois dehors Eckmann en innocent modèle remercie tout le monde, sa conquête ET Malinowski. Et c'est là que la chute a lieu et que Eckmann se trouve pris à son propre piège. Bon j'ai presque dévoilé la fin.
Film sur la vengeance, sur la perte d'un enfant. J'ai, évidemment, été sensible à l'image des correspondantes de détenus présentées dans ce films qui sont toutes des filles naïves, amoureuses transies de leur corres et du rôle, non négligeable, qu'elles ont dans la trame de cette histoire. Oui elles peuvent être de la sorte mais aussi avoir les pieds sur terre.
Pour conclure, l'histoire est rondement menée, les acteurs très bons et la fin surprenante.
19 février 2007
La môme
Il y a quelques jours je vous ai avoué, chers lecteurs, avoir été voir La Môme, LA grande production française du moment. Je vous ai même laissé entendre que ce film ne m'avait pas plu tout en rajoutant que j'allais incessament sous peu voir Le dernier roi d'Ecosse et ferai un résumé combiné des deux films avec l'espoir que le deuxième me plaise mieux bien entendu. Sauf que, mes plans ont changé et j'ai finalement prévu de voir Le Dernier Roi d'Ecosse avec un copain et accorder nos emplois du temps n'est pas de tout repos. Ceux qui connaissent les horaires décalés comprendront. ;-)
Donc afin de ne pas oublier mes idées sur La Môme je me lance aujourd'hui dans sa présentation.
La Môme retrace la vie d'Edith Giovana Gassion dite Piaf de sa plus tendre enfance à sa mort. Jusque là ça va. Sauf que le réalisateur s'amuse à faire d'incessants flash-backs et flash-forwards durant tout le film. Ainsi le spectateur est promené directement de l'enfance de Piaf à sa quarantaine puis sa vingtaine. L'effet direct est le sentiment d'être, en tant que spectateur, entièrement soumis à la lubie du réalisateur, de devant souvent se dire "Quel est cet homme? Est-il important?" ou "Qu'est-ce qui se passe?" Dahan perd du temps avec des broutilles, telle cette rencontre en janvier-février 1940 avec un caporal venu présenter une chanson à Piaf, dont on n'entend plus parler ensuite. Six minutes pour ce brave et RIEN pour Piaf durant l'Occupation. hum. Nous n'avons pas les mêmes valeurs visiblement...
Du côté des acteurs, une ribambelle de bons acteurs, Depardieu, Rouve, Allégret sauve la situation. Si Marion Côtillard joue parfois bien (elle est impeccable en amoureuse transie), elle surjoue souvent(notamment lorsqu'elle incarne la Piaf capricieuse qui réclame un cadeau chez Lipp ou la jeune "punk" de 20 ans). Il est donc difficile de croire au personnage et d'entrer dans le film (deuxième effet des flash-backs et flash-forwards qui construisent une distance entre le réalisateur et le spectateur).
Pour finir, allez voir ce film pour vous faire votre idée mais n'en attendez pas grand chose. Et si vous voulez voir un film sur un musicien aussi long, allez donc voir Walk the line, film rythmé et qui nous porte!
14 février 2007
Un weekend - Deux films
Comme ma tradition personnelle l'exige, je suis allée au cinéma ce WE voir deux films. Le premier est un film français présenté au JT de France 2. Film dont les critiques étaient enthousiastes et qui devait s'entourer de magie: j'ai nommé "Odette Toulemonde".
Aimant particulièrement Catherine Frot, et attirée par les lumières de la bande annonce j'ai courru le voir au Pathé W. près de chez moi! Et j'ai été déçue. Au point que je me demande désormais ce que j'en attendais. Le meilleur est dans la première partie du film ET dans la bande annonce.
Odette, femme joyeuse mène une vie d'apparence banale mais en réalité pleine de passion. Elle est passionnée de lecture et lit avidement chaque livre de Balthasar Balsan, auteur à succès, descendu par la critique snob germanopratine. Un jour elle se rend à une spéciale dédicace de cet auteur interprété par Albert Dupontel, n'arrive pas à s'exprimer et repart penaude.
Encouragée par son fils elle lui écrit une lettre qui bouleverse l'écrivain et qui sonne le glas de ce film, tout part en sucette. Après avoir dédaigneusement snobée cette lettre écrite sur du papier rose (ringard de chez ringard), Balsan en est bouleversé et se décide à aller directement chez Odette. Là où toute personne "normale" aurait répondu par une lettre. Je ne vous dis pas la suite au cas où vous voudriez aller voir le film. Mais rien ne tient debout.
Si Catherine Frot et Jacques Weber sont impeccables, Albert Dupontel, même en jouant bien, n'a pas la tête de l'emploi. L'histoire est tirée par 4 épingles et pas crédible pour un sou.
Si le début est mignon, vive les maladroites!, la fin est totalement tordue.
J'aime la magie mais j'aime mieux le plausible quand même.
Deuxième jour et deuxième film: "Little Children" qui décrit l'histoire de deux habitants d'une banlieue de la Côte est des USA qui s'ennuient dans leur couple respectif et se sentent en décalage avec les autres. Ca me plaît car le sentiment de décalage, je connais et je commence même à penser que c'est irrémédiable mais passons sur cette particularité de mon caractère. ;-)
L'histoire tient debout, est présentée en douceur, les héros ne sont pas trop héroïques, même si on a du mal à croire que Kate Winslet n'est pas jolie. "Little Children" se pose aussi en représentation moderne de Madame Bovary de Flaubert.
Quand dans un groupe de lecture Sarah (Kate Winslet) dit: Madame Bovary en prenant un amant se révolte contre une vie faite de malheur et d'ennui, on voit bien que c'est d'elle-même qu'elle parle. Intéressantes sont également les attitudes des congénères de Sarah face à son adultère.
Je vais peut-être aller le revoir pour mieux m'imprégner de ce film.
18 janvier 2007
Le Serpent
Comme je ne bossais pas aujourd'hui j'ai de nouveau profité de mon abonnement cinématographique pour aller voir

Le Serpent. Des collègues m'en avaient parlé et vu le vide actuel j'ai essayé et je n'ai pas été déçue! Clovis Cornillac a toujours un peu la même façon de jouer mais est bon en homme poursuivant, harcelant un ancien camarade de classe Yvan Attal. On rentre très facilement dans l'histoire et on voit la toile d'araignée se tisser autour d'Yvan Attal et de sa compagne, on a envie de les prévenir (surtout elle en fait qui n'a pas les moyens de comprendre ce qui se passe vraiment) et on ne peut pas!Jusqu'au bout on espère l'heureux dénouement sans vraiment être sûr de son arrivée, on tremble (j'avoue, mon écharpe a dû jouer son rôle protecteur). Un thriller réussi et rondement mené.
Et autre atout de taille: Pierre Richard en avocat d'affaires harcelé, loin de ses rôles burlesques auxquels on est habitué.
Un question subsiste. Vincent Mandel (Yvan Attal) est a un moment donné arrêté et le juge lui conseille de plaider coupable. Est-ce possible en France ou une projection du système judiciaire américain sur le nôtre? Il faudra que je me renseigne.
Cashback
Hier je me suis fait un petit ciné. J'ai vu ce film. C'est vrai qu'en ce moment les films ne m'attirent pas. J'attends avec impatience "La vie des autres" et "Les ambitieux". J'aime bien les comédies françaises comme Mme Irma ou les 3 Frères.
Le début de Cashback est difficile pour le spectateur. Je venais pour me relaxer et j'ai craint un instant devoir regarder un film sur les réflexions philosophiques du héros qui venait de larguer (se faire larguer?), bref de rompre avec sa copine Suzy. Il rêve d'elle, ou plutôt non puisqu'il devient insomniaque il pense à elle en continu et regrette. Il est dans un état d'esprit classique durant la rupture et parle de ce qu'il traverse.
Mais dès les premières 20 minutes passées, le ton change et on tombe dans le (fin) burlesque. Ben (le héros) se fait employer dans un supermarché pour y travailler la nuit et y raconte sa vie, ses collègues (Sharon, Brian Kung-fu, deux ados attardés et le chef, caricature grossière mais à qui desfois on peut arrivertrouver du charme tellement son personnage est exagéré). A partir de ce moment là le film réussit à être captivant et à devenir vraiment amusant.De plus comme l'ingrédient "intrigue amoureuse" s'en mêle, on se laisse porter par le suspense (relativement limité) de comment ça va finir...
Récapitulons: début ennuyeux milieu amusant et fin excitante. Un joli film sur les rêveurs...










