Parc de l'île Saint Germain
Samedi, après une après-midi tarot un tantinet ennuyante à Issy, je me suis décidée à aller jeter un œil au parc de l'île Saint Germain situé au bout de l'île Saint Germain, ancien parc industriel reconverti en espace vert.
Le dépliant indique que la nature aurait repris ses droits sur l'industrie...
Je suis un tantinet ironique et il faut avouer que le parc m'a bien plu. Je n'en ai pas tout vu, par manque de temps, mais il me fut très agréable de m'y balader.
Vue sur la Seine.
Je me serais presque crue à la campagne.
Le parc est partagé en plusieurs "zones", celle-ci est la "zone mare".
Il y a même des panels explicatifs.
Un cerisier.
On est en pleine nature, so to say, mais la ville veille...
Un ado jouait de la guitare sur son banc.
Des petits îlots avec des fleurs sont aussi visitables.
Des meules de foin ? Comme en Pologne en 1991 et en France en 1940 ?
J'ai avancé ma lecture sur un petit banc.
Le voici.
La glycine est encore en fleurs.
Je trouvai avec délices le coin des renoncules.
Les restes industriels sont conservés comme des reliques.
Et la Seine bis.
Je n'ai visité que le tiers du parc environ.
J'y retournerai volontiers.
Sachez que des visites guidées gratuites semblent organisées, pour plus d'information, il vous faut appeler le 01 41 13 03 88
PARC DE L'ÎLE SAINT GERMAIN
170, quai de Stalingrad
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX
RER C : Issy Val de Seine
T2: Les Moulineaux.
Bon lundi ! :-)
Le confident
Le confident de Hélène Grémillon, Edition Folio, 315p, 2010.
Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances , elle découvre un étrange courrier, non signé . Elle croit d'abord à une erreur mais les lettres continuent d'arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu'elle n'est pas étrangère au terrible secret que cete correspondance renferme.
Mon avis : J'ai beaucoup aimé ce livre narré à plusieurs. L'intrigue est dénouée assez rapidement puisque dès le milieu du livre on comprend qui est réellement Camille. Mais la description de différents milieux par différents narrateurs : tour à tour la mère biologique (porteuse ?), sociale et éducatrice et le confident de la première est captivante et jette une lumière nouvelle sur l'histoire tout en rendant les personnages moins manichéens et chacun prisonnier de sa condition sociale.
Les sentiments ressentis pour les personnages évoluent au fil des pages. Au final le dégoût éprouvé vis-à-vis de la mère sociale et "adoptive" de Camille s'est transformé en pitié voire compassion. En lisant ce livre, je me suis reposé la question qui m'était venue à l'esprit lors de la grève de 2010 : "Agissons-nous par nous même ou bien sommes-nous contraints par notre position sociale à agir comme nous le faisons et ce jusqu'à quel point ?" (Je ne nie pas l'existence du libre arbitre, je la modère seulement).
Etant fermement opposée à la notion réclamée depuis peu ouvertement (mais en réalité depuis les débuts de la PMA) de "droit à l'enfant", j'ai été aussi sensible à la description des sentiments de la femme qui fabrique un enfant pour une autre.
En fait, je ne peux que vous recommander ce livre !
Bon 10 mai !
Nous avons aujourd'hui à commémorer au choix:
- l'arrivée au pouvoir de Mitterrand en 1981 ;
- la fin de la Drôle de Guerre/ début de la Guerre Éclair en 1940 ! (mouais, hein ;-) )
♥♥♥♥
Ascension à Senlis
J'ai passé la journée d'aujourd'hui en Picardie, à Senlis, ville Royale.
Mon frère et sa petite famille y habitant, je m'y rends assez régulièrement mais nous nous contentons souvent de la forêt, de la wii (oui, j'ai honte...), ou d'essayer de convaincre, que dis-je ?!, de convertir ma belle sœur au tarot (non, je n'ai pas honte ...), en vain.
Mais cet après midi, il fallait du changement !
Après avoir dévoré une raclette au fromage directement ramené de Suisse, un délice !, nous avons "mastermindé" histoire de digérer avant de nous lancer dans des promenades urbaine puis forestière.
Senlis est réellement charmant et plutôt bien rénové.
Il y a beaucoup d'oratoires comme celui-ci.
Et de jolies rues pavées.
De la chélidoine, sensée être un remède contre les verrues.
Mon frère m'a conseillé de revenir pour les journées du patrimoine qui permettent à tout un chacun d'avoir accès à de magnifiques jardins privés habituellement fermés.
Dans cette église, désormais salle de concert, Huguet Capet fut élu en 987, roi de France.
Cathédrale de Senlis.
Reste d'un cloître.
Cathédrale vue des jardins du château royal.
Château royal et musée de la vénerie.
Encore un oratoire
et une belle porte avant de foncer en forêt
où notre balade fut rythmée par un concert de cor de chasse.
Nous avons cherché à cueillir du muguet mais il n'était pas encore sorti !
Bon pont pour ceux qui le font!
♥♥♥♥
Sugar man
Sugar man (Searching for Sugarman), film documentaire de Malik Bendjelloul avec Sixto Diaz Rodriguez, Stephen Segerman, Dennis Coffrey
Synopsis:
Dans les années 70, Sixto Rodriguez enregistre deux albums sur un label de Motown. C'est un échec, à tel point qu’on raconte qu’il se serait suicidé sur scène. Plus personne n’entendit parler de Rodriguez. Sauf en Afrique du Sud où, sans qu’il le sache, son disque devint un symbole de la lutte contre l’Apartheid. Des années plus tard, deux fans du Cap partent à la recherche de “Sugar Man”. Ce qu’ils découvrent est une histoire faite de surprises, d’émotions et d’inspiration.
Mon avis : Ce film fut un véritable coup de cœur, un émerveillement ! Un camarade de tarot féru de cinéma (tellement féru qu'il m'avait transformée en Colonel début mars) me l'avait conseillé le 1er mai en plein échange de vœux. Il semblait tellement enthousiaste que je me suis dit "Pourquoi pas?!". En plus ce film passait encore au Cinéma des Cinéastes, près de chez moi.
Tout d'abord c'est une histoire complètement folle que vous pouvez entrapercevoir grâce au synopsis. Un chanteur maudit se serait suicidé sur scène en s'immolant ou en se tirant une balle dans la tête ou en... bref, en fait il va très bien. Mais le documentaire porte sur sa recherche lancée par deux de ses nombreux fans sud-africains, Stephen et Dennis. Lesquels vibrent passionnément en parlant de la musique de Rodriguez en évoquant ce qu'elle a représenté pour les jeunes Afrikaners libéraux et anti-Apartheid enfermés dans un pays soumis à la censure et à l'opprobre internationale. Ensuite la B.O est superbe et les images d'Afrique du Sud sublimes. Et quelle émotion de voir Rodriguez, découvrir son public ! C'est dynamisant de penser que nous pouvons laisser une empreinte durable à des milliers de kilomètres de chez soi. "American zero, South African hero" disait un T-shirt. Je n'en dirai pas plus mais espère avoir fait montre d'autant d'enthousiasme que mon camarade...
Bon 8 mai !
♥♥♥♥
Un petit tour à Montmartre
Le 3 mai, je me suis retrouvée à Montmartre, donc près de chez moi, et ai décidé de m'y balader, pour la n-ième fois depuis les 9 ans et 11 mois que j'habite ici. Contre toute attente, même si je connais ces endroits par cœur, la promenade me fut agréable et je trouvai même des choses à photographier !
Comme cette devanture de bar hors d'âge portant un numéro de téléphone d'une époque que je n'ai pas connue.
D'aucuns penseront peut-être à Fernand Raynaud.
Rue Véron.
Je descendis la rue André Antoine.
où un grand lilas était en fleurs.
C'est ravissant !
Façade latérale de l'église Saint Jean de Montmartre.
Plus loin étaient visibles les traces d'un ancien bistrot.
Autre façade latérale de l'église Saint Jean de Montmartre.
Je trouvai que ce bâtiment avait de la gueule.
Les touristes arrivent. Ceux-ci étaient peut-être des jeunes en séjour linguistique.
Arrivée Place des Abbesses, je vis un groupe jouer de la musique mais je ne m'attardai pas.
Street Art.
Rue des Martyrs vue de la rue de la Vieuville.
La rue Drevet et ses escaliers. La dernière fois que j'étais passée par ici, il ne me semblait pas que le bâtiment de gauche fût aussi délabré...
Je me demande quel est son état intérieur.
Un intérieur d'immeuble désuet. On peut dire ça ?
Place Emile Goudeau
Rue d'Orchampt avec au fond, là où sont les gens, l'ancien domicile de Dalida.
En remontant la rue Ravignan.
Rue de la mire.
Rue Norvins.
Certaines n'osent même pas faire marcher leur chien ! :)
Je redescendis l'avenue Junot.
et rejoignis la rue Caulaincourt.
Joli bouquet.
Et une belle façade trouvée en redescendant la rue Caulaincourt pour rejoindre la Place de Clichy.
Bon premier dimanche de mai !
♥♥♥♥















































































































































