Le gâteau sous la cerise

Un lieu où je me plais à me prendre pour Robert Capa. Mais rassurez-vous, je m'amuse seulement entre un ahh et un ohh. Les photos (sauf mention son) sont ma propriété.

08 août 2008

Où je termine définitivement une saga et vous souhaite un bon week end!

Mes fidèles lecteurs se souviennent sûrement (ou feignent de se souvenir, vous êtes de bons acteurs hein?!) qu'en mars 2007, j'étais toute bouleversée par la trouvaille par ma mère d'un descendant du cousin de mon grand père ayant émigré aux USA à la fin du 19ème siècle ou au début du 20ème.

Toute excitée, je lui avais envoyée un courriel, étant la seule anglophone de la famille, remplie d'espoir de renouer des liens avec de (très, en fait on ne connaît pas nos exacts lien de parentés, les intitulés polonais différant un peu des nôtres) lointains cousins. J'imaginais déjà de grandes "réunions de famille" multinationales... (C'est le bon côté de descendre d'immigrés. Attention je HAIS le terme immigrés de 2ème ou 3ème génération, c'est une appellation xénophobe qui dénote une méconnaissance de la réalité, j'y reviendrai et m'étendrai sur le sujet).

Vous vous en doutez, la réalité fut tout autre. Nos cousins se révélèrent plus férus de généalogie que de rencontres avec de lointains Européens... Quelle déception.
Après quelques courriels ressemblant plus à "Connaîtrais-tu Ladislas X arrivé à Ellis Island le 15 janvier 1901 sur le Darmstadt (nom, date et bâteau imaginaires) en provenance de Bremenhaven?" qu'à des questions plus personnelles, je me lassai et ne répondis plus pendant près de un an.

Mais nos chers Yankees (basés à Recife, San Diego, Detroit et dans le Massachussetts) revinrent à l'attaque il y a un mois avec une demande que j'ai trouvée assez gonflée. 
Ils m'ont demandé ni plus ni moins de me rendre dans le berceau de la famille en Pologne centrale faire des recherches pour eux. Mais bien sûr! Je n'ai que ça à faire! De plus vus les ravages laissés par la Seconde Guerre mondiale dans ces contrées, et les partages, je doute trouver quelque chose.

Comme je ne me considère pas comme une base de données, et que je pense qu'ils peuvent aussi aller le faire, j'ai décidé de tirer un trait définitif sur le concept de famille multinationale.

Il est vraiment difficile de tisser ou de maintenir des liens...

Sur ce, je vous souhaite un bon week end, moi je vais à Bruxelles.

APN n°2 sera très sollicité et j'ai plein de plans sympas. Reste à me rendre compte que je rentre dimanche...

Posté par ElsaleDevin à 10:12 - L'oncle d'Amérique - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mars 2007

Mon oncle d'Amérique 3

Pour mon 100ème, eh oui déjà, message, je me disais que reprendre ma saga généalogique serait une bonne idée.

Résumé des épisodes précédents:
Une soirée d'ennui, ma mère a retrouvé la trace d'un Américain qui pouvait n'être que notre lointain cousin. L'homme ayant laissé son adresse la décision fut vite prise de lui écrire. Fébrilement, je composai un texte équilibré et l'envoyai pour qu'il me revînt aussi sec: l'adresse n'existant pas ou plus.

Comme je vous l'ai dit dans l'épisode 2 j'avais rendez-vous et m'y préparer m'imposa de, au moins dans un premier temps, faire face à cette cruelle déception (je me voyais déjà en messager entre les deux parties de la famille) et continuer le cours normal de ma vie.
Cependant il me fut impossible de laisser complètement de côté l'idée de pousser plus loin les recherches. Une fois rentrée d emon rendez-vous, je me jetai sur mon ordi, me connectai à Internet et googlai le nom de notre cousin.
Ce qui devait arriver arriva, je découvrai un autre site de recherches généalogiques avec le nom bien connu et une nouvelle adresse électronique. L'espoir renaissait d'autant plus que ce nouveau site n'avait que 2 ans! Je m'empressai de copier coller le message, inscrivai cette nouvelle adresse dans l'espace: "Destinataire", cliquai sur "Envoyer", avalai ma salive, revins sur l'onglet "Boîte de réception" et... rien! Histoire de m'éviter de fausses joies, je me déconnectai, reconnectai, recliquai sur "Boîte de réception" et... toujours rien! Non mon courriel était passé. Il ne restait plus qu'à attendre. Glps.
Le lendemain matin, pleine d'espoir je me rendis sur cette adresse Internet et.. toujours rien. Je dois avouer que je suis du genre impatiente. Je passai ma journée dans une certaine excitation et un empressement certain: quelle serait la suite?

Mon attente fut toutefois vite récompensée puisque dès lundi soir, en ouvrant ma boîte mél je découvrai que F. avait répondu à monmail. Exit les Dear Mr passons sans transition au Hello Cousin! En quelques lignes, F. annonça qu'il vivait au Brésil avec son épouse et que notre famille était répartie entre le Massachussetts, le Michigan et la Californie. Il avait entrepris des recherches depuis une dizaine d'années rencontré des cousins et transmis mon mail à d'autres cousins. :-)

Et sur ces plaisantes nouvelles, je vais terminer ce chapitre...

Posté par ElsaleDevin à 20:20 - L'oncle d'Amérique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mars 2007

Mon oncle d'Amérique 2

Résumé du premier épisode: (oui car tel que c'est parti, je me lance dans une sorte de saga généalogique :-) )
En surfant sur l'Internet un jour d'ennui, ma mère est tombé par hasard sur l'adresse électronique d'un Américain disant que son arrière-grand-père S. venait de W., village natal de Dziadzia et berceau de ma famille maternelle côté grand-père, et qui plus est faisait aussi parti de la famille F. Nous tenions notre cousin, il fallait donc agir... mais comme dans toute saga qui se respecte le suspens devant être préservé, le THE END provisoire tomba et mes chers lecteurs durent rester sur leur faim.

Fremissante et tremblante (je suis une grande émotive), je concoctais alors une petite lettre de présentation basique pouvant se résumer à: Salut nous sommes cousins! tout en comportant un nombre raisonnable de lignes Ce n'est pas si facile. Si nous savions avoir des cousins éloignés aux USA, eux étaient dans l'ignorance la plus totale de leurs liens avec notre cher petit pays. Et se contenter de dire:" Bonjour on est cousins, écrivez-moi" c'est peu engageant et à l'inverse: "Bonjour, je m'appelle Elsa D., j'ai 27 ans, je suis née à L. le **/**/1979, j'aime l'histoire et pas les enfants (saufs mes neveux), les araignées et pas les chats, quand j'ai eu 5 ans on m'a donné un tracteur rouge il faut que j'arrête car je dis n'importe quoi" c'est soulant.
Comment donner à mon cousin (qui est plus vieux que ma mère) l'envie de me contacter sans tout lui raconter et surtout faire que ce soit lui qui dans sa réponse tende les perches nécessaires à l'établissement de fondations solides pour notre correspondance?

Je me suis donc attelée à la tâche, faisant plusieurs modèle du "Hello!" au " Dear Sir" en passant par "Dear XX" m'arrêtant enfin sur " Dear Mr F" et ce finissant plutôt par "Sincerely" que par "Cyu".
Au bout de deux heures, au bas mot, ma missive me semblait bien : équilibrée, démontrant par A+B que le doute n'étant pas permis nous étions cousins (coincer le destinataire dans l'obligation d'arriver à la même conclusion) et laisser la porte ouverte afin qu'il réponde s'il le voulait sans trop mettre la pression.
J'adore écrire, ça fait passer le temps, c'est agréable, thérapeutique quand on est énervé, et peut provoquer chez l'écrivain un sentiment de fierté. Je suis sûre que vous connaissez cela (même si pas forcément avec l'écriture)! Et donc vous voyez dans quel état d'esprit je me trouvais une fois mon nom écrit et le bouton "Envoyer" appuyé.

Rassurez-vous, cela ne dura pas. Dans la minute je recevais un message disant que l'adresse n'existait plus... Et comme j'avais rendez-vous, impossible de me lancer dans d'autres recherches.

Et maintenant qu'arrive-t-il? ... le THE END provisoire pardi.... ;-)

Posté par ElsaleDevin à 20:35 - L'oncle d'Amérique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mars 2007

Mon oncle d'Amérique

Je m'étais juré de ne rien raconter de trop personnel ici, car un blog ce n'est pas un journal intime! et mes rêveries ne sont pas à étaler partout et n'intéressent que moi.

Mais aujourd'hui je ferai une petite exception car la nouvelle qui m'a réveillée vers 12h (oui je dors beaucoup le week end) est de celles que l'on veut crier par dessus les toits! Et là je me suis dit qu'Internet et mon blog pourrait m'être bien utiles.

Vous ne le savez pas mais ma famille maternelle est originaire de Pologne. Mon grand-père est venu de Pologne en 1926 à 23 ans a fondé une famille en France avec ma grand mère une Westphalienne (Polonaise ayant émigré en France via la Westphalie) rencontrée au Creusot. Ses enfants sont tous Français, ses petits enfants aussi et ses arrières petits enfants sont français ou belges.

Dziadzia a souvent parlé à ses enfants de son cousin, S., qui avait émigré aux USA. Quand ma mère est partie à Boston voir sa copine L., il lui avait demandé de chercher ce cousin ou ses descendant. Mais en 1969, Internet n'existait pas et déjà que la France c'est grand alors les USA, no comment. Ma mère a essayé, sans se leurrer, et est revenue bredouille.

Mais 38 ans plus tard Internet est là et ma mère qui s'ennuyait un soir a "googlé" son patronyme et le nom du bled d'où nous sommes originaires et là est apparu un certain F. (patronyme de Dziadzia) disant que son arrière-grand-père S. avait émigré de notre village. Or à W. il y a une centaine d'habitant. Donc il n'y a pas à tortiller nous le tenons notre oncle d'Amérique!

Et en tant qu'anglophone de la famille, je suis chargée de lui écrire un petit courriel en espérant très fort que son adresse soit valable et qu'il daigne répondre. Et peut-être qui sait rentrerons nous en contact.

On n'y est pas encore, mais c'est une éventualité.. Je sens que je dois calmer mes émotions là ;-)

Posté par ElsaleDevin à 14:20 - L'oncle d'Amérique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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