08 juin 2009
Liste non-exhaustives des choses qui me tapent sur les nerfs
Vous voilà à l'orée d'un billet exutoire au seul intérêt personnel!
Je ne supporte plus ou de moins en moins:
"les Ouais des clients au téléphone"
On ne leur a jamais appris à dire OUI.
"Les clients qui ne nous écoutent pas et disent oui à tout lorsque l'on leur demande si les lettres peu peu peu de leurs plaque d'immatriculation sont p de Papa 3 fois alors qu'il s'agit de B de Bravo, D de delta et T de tango (B, D, T, V, P sont difficiles à identifier) et cela parce qu'ils se demandent pourquoi on s'amuse à dire Tango, Bravo, Delta... Oui nous aimons nous amuser et surtout mettre plusieurs secondes à retrouver un contrat.
"Les personnes qui croivent que Marie Antoinette était la meuf de Louis XIV et la mère de Jean sans Terre".
"le kiffe grave qui m'saoule"
"Les fadaises entendues à la télé comme dans "Faites entrer l'accusé" où le présentateur demandait au spécialiste de faire le portrait du criminel et ce dernier répondant:
"C'était un homme violent", Noooon sans blague!
17 mars 2009
"Mais oui, Monsieur, je suis une machine!"
avait dit ma collègue à un assuré s'étonnant que les trois personnes qu'il avait eues au téléphone répondaient toujours de la même façon à toujours la même question et lui disant qu'il se sentait devant une machine.
Eh bien figurez-vous que même pour nos collègues nous sommes des machines! C'est la dure réalité de la vie. Pour des raisons d'agrandissement de plateaux, on nous a fait migrer (nous = mes collègues du même département et moi-mêem) du premier étage au rez-de-chaussée. Seulement au rez-de-chaussée, nous avons, certes du matériel flambant neuf, des écrans rectangulaires qui peuvent se balancer à droite et à gauche (C'est trop la classe, je sais) et des claviers supers ergonomiques qui ne font pas de bruit quand on tape dessus. On fait envie, hein.
Sauf que, nos affaires sont au premier. Ok passe encore car depuis qu'on occupe aussi le deuxième, on a l'habitude de bouger.
Il n'y a pas de badgeuse, il faut monter. Ok puisque de toutes façons, nos affaires sont au premier.
Il n'y a pas d'imprimante. Bon on ne s'en sert pas a priori (sauf les étudiants...).
Il y a peu d'installation anti-bruit, oui mais on est déjà sourd.
Et, cerise sur le gâteau:
Nous n'avons pas de fontaine. Là aussi il faut monter.
Le chargé est une machine qui n'a pas besoin de boire.
On s'est tous plaints, ce problème sera, je l'espère résolu très vite. Mais je trouve fantastique que pour que la direction, enfin pour qu'"ils" jugent le lieu prêt à recevoir un département de travailleurs parlant tout le temps, il faille seulement y avoir de bons ordinateurs bien modernes et des machines pour les utiliser...
15 janvier 2009
Surprise
Hier, en revenant de notre croisière en bateau mouche, mon ami Sébastien et moi avons croisé une touriste anglophone (ou une au pair vu qu'elle était accompagnée d'enfant) qui nous demanda montrant le monument représenté en photo:
"Is this building the Eiffel Tower?"
Pour la première fois de ma vie, j'ai vu Sébastien désarçonné et j'ai dû la regarder (la pauvre) fixement car elle a balbutié:
"Oh I thought, it was on the other side of the river"
Moi je croyais que tous les Occidentaux connaissaient la Tour Eiffel et donc était capable de la reconnaître.
09 janvier 2009
Neige dans les rues, Aqualand au boulot!
Voilà une lourde semaine s'achève et je vois arriver le week end avec grand plaisir!
Tous les jours, j'entendais à la radio qu'il allait faire froid. Quelle perspicacité, en hiver il fait froid. Je me moque mais c'est vrai que j'aime avoir froid et sentir les joues piquoter. Alors j'étais très contente et je trouve que maintenant il fait trop chaud.
Au travail, ce fut une autre histoire. Vraiment. La reprise le 31 décembre à 18h de l'assistance d'un grand groupe d'assurance et l'effet verglas ont occasionné une cadence de travail sans précédent et l'impression réelle d'être submergé par une vague d'appel.
Quant aux clients, ils étaient plutôt sympa et compatissants même après plusieurs heures d'attente de rappel. En fait je pense qu'ils avaient perdu tout espoir d'être recontacté et donc nous les surprenions. J'ai reçu plus de :"Mais vous devez être débordé, bon courage!" que :"QUOI!! vous mettez autant de temps à nous rappeler!! Je paie une assurance moâ!" (pas entendu et pourtant craint).
Si nous avions autant, voire plus de travail que pendant les grèves des transports 2007, les conversations client/chargé étaient bien plus sereines que lors de ces premières. Ce qui me permet de vous sortir ma vieille rengaine du: "On ne supporte pas que quelqu'un ait quelque chose qu'on a pas et se batte pour le garder même si ce qu'on a, ce quelqu'un ne l'a pas forcément". De la jalousie, quoi. O-°
Bref, le réchauffement des températures va nous permettre enfin de savoir si ce qui nous a le plus gêné était:
- l'arrivée d'une nouvelle assurance de taille très importante (donc surcroît de travail malgré les embauches)
- l'effet neige-verglas.
Avec toutes ces émotions, un bon petit week end s'impose!
Cimetière de Levallois-Perret vu du train
Maintenant cela a fondu presque totalement!
30 septembre 2008
50% de la Carte Orange
Je commence à feuilleter les offres d'emploi tout doucement et en ai vu quelques unes assez étonnantes quand on arrive à la ligne "salaire".
"Salaire ****€brut (ou net) et 50% de prise en charge de la Carte Orange".
C'est incroyable, les 50% de prise en charge de la Carte Orange, je croyais que c'était la LOI qui l'exigeait. Or ces entreprises font croire que c'est ELLES qui le proposent en "avantage employé"!
Je ne connais pas tous mes droits (pas bien!) en tant qu'employée mais ce genre de truc, je le sais. Bref en tout cas, ça ne me donne pas trop envie de postuler chez elles tout ça.
19 septembre 2008
Message à ceux qui voudraient essayer de gruger leur assurance (c'est juste un exemple hein ;) ) à l'aide de mensonges
Ah les menteurs qui essaient de gruger leur assurance (c'est vraiment juste un exemple), ils m'énervent! Surtout quand nous sentons que le client est mytho mais nous ne pouvons en avoir aucune preuve et donc dans le doute le menteur-grugeur arrive à ses fins et raccroche certainement en se disant que cette assu, il les a bien eus! Qu'ils sont bêtes dans cette assurance!
Et puis il y a ceux qui savent qu'il ne vaut mieux pas pour eux mentir car ils sont de piètres menteurs, ceux qui ne mentent pas car c'est pas leurs habitude et qui sont honnêtes.
Et la dernière catégorie recouvre les mauvais menteurs qui se croient bons et qui rejouent à la gloire du chargé le sketch de l'arroseur arrosé.
Ce chef de famille, appelons le M. X en panne en Allemagne avec Madame, fiston et fifille en est un exemple. Je ne l'ai pas eu directement au téléphone, c'est une histoire de boîte.
M. X n'a pas l'intention de trainer dans cette grande ville allemande où il se retrouve coincé, il veut que le dépanneur répare sa voiture sur place afin qu'il puisse illico presto mettre les voiles vers la France. Mais vous vous en doutez, ce dépannage sur place n'eut pas lieu et pire, au lieu de rapatrier M. X immédiatement en France, comme peut-être le véhicule allait être réparé demain matin (il était 16h et des poussières), nous lui avons dit que nous allions le loger et voir le lendemain si
-> option 1: le vh est réparé et M. X repart avec
-> option 2: le vh n'est toujours pas réparé et nous rapatrions tout le monde.
M. X décide alors de se jouer de l'assurance, cette voix lointaine qui est forcément bête (et inculte puisqu'elle bosse au téléphone).
Chargé : "Monsieur, vu que nous aurons le diagnostic de la panne demain dans la matinée, nous allons vous trouver un hôtel (je vous passe les éventuels plafonds de prise en charge) pour cette nuit et demain, sile vh est réparé vous repartirez avec sinon nous vous rapatrierons.
- Ah non, il est hors de question que je reste dans cette zone industrielle allemande, je ne parle pas allemand [on sent l'esprit manipulateur pointer, ce monsieur dit ne pas parler allemand mais ça ne commence à le gêner que lorsqu'il commence à faire pression pour rentrer fissa], nous avions prévu de rentrer cette nuit, on paie une assurance [agréable argument massue à l'adresse du chargé, "je paie, tu exécutes!"] et puis de toute façon mon fils est diabétique.
- Monsieur, nous n'allons pas vous rapatrier maintenant avec la possibilité que votre véhicule soit prêt demain
- Mais vous ne vous rendez pas compte, mon fils risque une crise d'hypoglycémie et vous ne faîtes rien!!! Demain il n'aura les soins adéquats que si nous rentrons en France! Faites attention, je vais vous poursuivre!!
- en ce qui concerne votre fils, nous pouvons demander à notre correspondant allemand s'il peut nous trouver une adresse de pharmacie proche de votre hôtel pour que vous puissiez vous procurer de l'insuline.
- De la suline! Mais c'est pas de la suline quelque chose que je veux, c'est que mon fils puisse être soigné.
- Votre fils est diabétique, il fait des crises d'hypoglycémie s'il n'a pas d'insuline ou non?
- Ben euh...je sais pas ce que c'est moi l'insuline...."
Le père d'un diabétique ne sachant pas ce qu'est l'insuline, c'est pas mal. Il a fini par aller à l'hôtel tout penaud M. X.
Alors si vous voulez gruger au moins faites un mensonge qui tienne la route...
24 juillet 2008
Où des journalistes vont encore s'en prendre plein les gencives!
Moi je suis fille de fonctionnaire, alors le mythe du fonctionnaire branleur, j'aime pas. Et les campagnes de dénigrement contre tout ce que fait l'Etat (dans le sens tout ce que met en place l'Etat pour le confort/bien-être du citoyen) non plus!
Ca va le décor est dressé.
(En couleur différente, mes exagérations)
J'écoute la radio avant de dormir et parfois les amis, c'est une mauvaise idée. La semaine dernière par exemple. un reporter de France Info se rend Gare de Lyon pour les Grands départs vers le soleil faire le point sur tout ce qui ne va pas. Au menu: les bornes automatiques. C'est une mine d'or pour critiquer la sncf, ça, les bornes automatiques:
*primo il n'y en a pas assez. (Ben vouis dans la gare prise d'assaut par les vacanciers sur le départ, les bornes paraissent très peu nombreuses. Alors il faut faire la queue, alors qu'on est en vacance. C'est scandaleux que je dis).
*Deuxio, elles sont difficiles à manier. Il faut donner une référence de 6 lettres, impossible de se souvenir, c'est ABCDEF oiu FEDCBA? Et le p'tain d'papier qui est au fond du sac! pfffff Si ces bornes ne demandaient pas de références, on l'aurait déjà son billet!
*Tercio, la borne a TOUJOURS une touche qui débloque, le 5 par exemple et il y en a 2 dans mon code de CB! Comment je fais hein? - Bon ça ok c'est pas normal...NDLR.
A cause de ces bornes et du temps précieux, on râte presque le train et bébé ne supportant pas le stress pleure pendant tout le trajet OU pire on avoue qu'on n'a pas le choix, mais qu'on devra prendre le train sans billet et que le contrôleur il a pô intérêt à la ramener, ce profiteur!
Là franchement je me suis assise de stupeur sur mon siège. Ce reportage était d'une mauvaise foi effarante. On montre des personnes mal organisées (pour X ou Y raison), qui ne prévoient pas que tout le monde parte en vacances (ou presque), qui attendent le dernier moment pour retirer leur billet de train alors que le site de la SNCF propose de pouvoir imprimer son billet de train ou de le recevoir à domicile et ce serait la faute de la SNCF!
Ah oui mais dans la tête des gens la seuneuceufeu c'est l'Etat donc, des fonctionnaires, donc des glandeurs incompétents qu'il faudrait châtier et comme l'auditeur est niais on va lui servir ce qu'il (est supposé avoir) a envie d'entendre: Oui cher concitoyen, vous êtes une victime de la société! Et ce jusque sur le quai de votre départ en vacances!
06 juillet 2008
L'été est arrivé
Ma dernière hôte de CS est partie en me laissant des fraises en cadeau. Alors je réfléchis à une recette simple qui pourra me faire oublier que l'été est arrivé et avec lui un regain d'activité ou de nervosité au travail.
Pour beaucoup, été rime avec farniente, relaxation, voyages, pas de soucis et beaucoup moins de travail...
Et pour nous, c'est évidemment le contraire. Nos clients sont eux aussi en vacances et quand la voiture tombe en panne le futur radieux qui était devant eux s'assombrit et une fin anticipée des vacances équivaut, dans une société de loisir, à un mini drame.
Mais heureusement, le chargé-magicien-anti-stress-le-je-déverse-ma-rage-dessus est là. Et le dimanche, il doit dire plusieurs fois que "les garages sont fermés, donc la voiture a moins de chance d'être réparée", que "Oui, en France aussi!" que "On va vous rapatrier mais peut-être que ce sera en train" et que "Oui les valises aussi ont le droit de monter dans le train".
Je déteste les gens qui demandent qu'on s'apitoie sur leur sort. Comme si être en panne dans un pays européen était un drame qui faisait pleurer dans les chaumières. "Des gars se font poignarder de centaines de coups à Londres, pfouah moi je suis en panne de batterie en Espagne!" C'est dommage d'être en panne, oui, c'est emmerdant, oui, c'est rageant, si on doit renoncer à 2 semaines de farniente, oui ça peut l'être. Mais le client qui tout le long de la conversation me somme de:"me mettre à sa place" me donne envie de lui raccrocher au nez (dans le pire des cas). Car il n'est pas question de raisonner quelqu'un qui tente de faire dévier la conversation sur le chemin glissant des émotions où le chargé (moi donc) se perdra. Il arrive, au 15ème client-victime, qu'on lui rappelle qu'on n'est pas là pour le plaindre mais pour mettre en place des prestations qui en principe l'aide. Il m'arrive de penser que si le client connaissait les frais engagés pour lui, il serait mois gueulant.
Les clients en attente de magicien ou peu prompts à assumer complètement leur situation sont également extrêmement énervants. A cette catégorie appartiennent par exemple les assurés de la banlieue de Charleroi en vacances dans le Cantal, exigeant un TGV direct Aurillac-Charleroi, et qui soulignent bien qu'ils sont assez flexibles pour faire le trajet Charleroi-maison en taxi, "ah le TGV n'a pas à s'arrêter dans leur trou paumé, dans ce cas on va sûrement pouvoir trouver". Quand ils apprennent, que oui il y a un train mais qu'il s'arrête à Bruxelles, et il faut changer de train à Brive et Paris. Ils répondent qu'on les abandonne, que franchement les conditions de voyage sont des plus déplorables avec un bras cassé et 2 enfants, que déjà qu'ils ne peuvent pas conduire, il faut qu'ils prennent plusieurs trains, dans son état... A eux, on rappelle que "oui le Cantal est une région très jolie, la bouffe est bonne, il y a du fromage et de la campagne, mais c'est justement la campagne, la vraie, c'est même un membre du triangle des Bermudes de l'Assistance (avec vous l'auriez juré, la Creuse et la Lozère), donc peu d'infrastructures et que miracle, il y a encore! un train à Aurillac". Eh oui on veut la pseudo-qualité de vie campagnarde, avec le confort citadin. Ben quoi, on est en 2008, non, à l'heure de l'Internet non? Alors si on a besoin d'un TGV Aurillac-Charleroi ou Mende-Brighton, il ne devrait pas y avoir de problème. On paie une assurance, on a. Point barre.
Et le pire du pire, les clients qui partent à l'étranger, sans parler que le français, et qui hurlent (littéralement) car le dépanneur ne parle pas le français (parce que, eux, ils parlent espagnol ou anglais peut-être? En général non, les polyglottes sont plus zen, c'est bizarre tient) et ils ne comprennent rien, donc le dépanneur est un voleur, il préfère séquestrer (sic!) le véhicule dans un hangar au lieu de l'amener au garage (sic!). Et il faut leur dire que oui, c'est la procédure, car oui les garages sont fermés.
Ce genre de clients est rapide à nous rétorquer qu'il fait chaud (oui c'est l'été et ce n'est pas ce qu'ils étaient venus chercher en allant en Espagne? Ah oui mais le soleil c'est comme la campagne, on l'aime le soleil, mais sur la plage, pas au bord de la route (qui devrait être climatisée). On est tellement habitué à avoir le beurre l'argent du beurre et le cul sourire de la crémière qu'on voit pas pourquoi ça devrait s'arrêter non mais). Ah ces personnes à tendance infantiles...
Et heureusement, il y a la masse des clients qui attendent de nous des prestations et se démerdent pour ce qui est non contractuel. Et ceux qui disent merci pour un rien ou beaucoup.
Mais leur part diminue avec l'été...
Pour cela nous (mes collègues et moi) avons besoin de forces, donc j'ai une nuit pour trouver comment accomoder mes fraises ;-).
12 avril 2008
A l'étranger on idéalise souvent son pays...
J'ai remarqué cela chez moi, mais étant une patriote je l'idéalise aussi en France, donc je me sens équilibrée, oui oui je veux me rattraper et vous dire que non Elsa est pas beauf non non...
Bref un assuré en panne en Espagne (dans une grande ville) nous appelle. On appelle notre correspondant espagnol qui lui envoie un dépanneur regarder et si possible dépanner. Cela n'arriva pas. Le dépanneur dit alors au sociétaire qu'il ramène la voiture chez lui pour le week end et la transfère lundi au garage de la marque le plus proche.
Mais l'assuré n'est pas content. Il ne veut pas que le dépanneur emmène la voiture chez lui.
Il nous appelle alors pour savoir ce qu'on peut faire pour lui en terme de mise en place de garanties prévues par son contrat et c'est là que l'idéalisation transparaît:
"Le dépanneur n'a pas remorqué le véhicule dans un garage, on est en Espagne, les garages sont fermés le samedi ici.
- oui mais vous savez en France aussi, répondis-je.
- Ah non! En France, je le sais très bien, les garages ouvrent au moins le samedi! (!)"
Donc les Espagnols seraient des fainéants qui ne travaillent ni samedi ni dimanche, vous vous rendez compte 2 jours!! et chez nous, les jours de fermeture n'existent pas...
11 avril 2008
Ligne 13 et réalité
Ce matin, je matais le JT de F*2 sur le net avant de me jeter dans les bras de Marie Antoinette et quelle n'est pas ma surprise de voir qu'un des sujets présentés n'est autre que la surcharge de voyageurs sur ma ligne de métro! Elle serait même le cauchemar de Paris. Sans blague?! (Rictus satisfait de la personne, moi en l'occurence, qui apprend par la télé qu'elle a une bonne raison de se proclamer victime).
Je me rends vite compte que le reportage a en partie été tourné dans ma station (je suis d'autant plus encouragée à me victimiser) 20 mins APRES que je sois passée. On y présente la situation tendue, les flots de voyageurs, les trains bondés qui suivent et en précèdent d'autres, des usagers obligés de laisser passer plusieurs rames et d'autres qui le sourire aux lèvres demandent le remboursement de 50% de la carte orange. Et c'est là que j'ai bondi.
Non de par la réclamation de la voyageuse (50% de mes retards au boulot sont imputables en partie à cette ligne et au fait que je doive laisser passer plusieurs rames et ainsi rater mon précieux train à St Lazare, et je rêve d'un métro où trouver des strapontins libres ou même juste pouvoir se tenir debout sans être collée à mes voisins serait une réalité) mais de par la réflexion du journaliste.
Car celui-ci commente les dires de celle-là en disant: "88€ de Carte Orange par mois pour traverser Paris du Nord au Sud dans des conditions si désagréables en devant perdre de précieuses minutes dans les transport car le nombre-de-rames-à-laisser-passer-sans-y- monter doit aussi être pris en compte dans le trajet quotidien, c'est franchement excessif"
Qu'a ce prix on se sente le droit d'exiger plus de confort (et je suis gentille avec confort), ne surprendra personne. Mais ce journaliste connaît-il le vrai prix de la carte orange 2 zones? Celle de 3 zones coûtant déjà 70€ (soit 18€ de moins que le prix annoncé), celle de 2 zones utilisée dans Paris intramuros doit coûter autour de 51€ mensuels.
A quoi correspondent ces 88€?
Moi qui croyais que les journalistes étaient tenu de nous informer et non de nous servir du sensationnel...

















